Un voyage dans les Pouilles de 7 jours se construit sur un axe simple : de Bari à Lecce, par Polignano a Mare et la vallée d’Itria. Deux bases suffisent, une voiture de location facilite les étapes, et l’on arrive à Bari pour repartir de Brindisi. Ce parcours laisse de côté le Gargano, au nord, et ne place Matera qu’en option.
Où se situent les Pouilles et comment s’y rendre
Les Pouilles forment le talon de la botte italienne, entre la mer Adriatique à l’est et la mer Ionienne au sud-est. Le chef-lieu de la région est Bari. Le Salento, la pointe sud, correspond au talon proprement dit.
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Deux aéroports desservent la région : Bari et Brindisi. Les compagnies à bas coût relient Paris à ces deux villes, mais les lignes changent d’une saison à l’autre, donc on les vérifie chez les compagnies avant de réserver.
Pour cet itinéraire, un vol ouvert Bari – Brindisi évite de revenir sur ses pas : on atterrit au nord, on repart du sud, et la voiture se rend à l’agence de Brindisi.
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Le vol seul ne fait pas tout : les liaisons directes depuis la France sont plus nombreuses au printemps et en été, et l’aéroport de Bari reste le mieux desservi des deux. Comparer les deux villes d’arrivée avant de choisir les dates évite de payer une place plus chère pour un horaire peu pratique.
Jours 1 et 2 : Bari et la côte jusqu’à Polignano a Mare
Le premier jour se passe à Bari. La vieille ville, Bari Vecchia, est un lacis de ruelles où les habitantes préparent encore les pâtes à la main devant leur porte. La basilique Saint-Nicolas, de style roman, en est le monument principal.
Le lendemain, la route longe l’Adriatique vers Polignano a Mare, perchée sur des falaises qui dominent des criques étroites. On y marche dans le centre en une heure ou deux, puis on poursuit vers Monopoli, un port de pêche à la ville ancienne bien conservée.
Une spécialité à goûter dès ce premier jour : les orecchiette, petites pâtes en forme d’oreille, servies avec des légumes verts ou une sauce tomate. Les restaurants de Bari Vecchia et de Polignano en proposent à la carte, et la pause déjeuner est le meilleur moment pour les essayer.
Les distances sont courtes sur cette portion. Il reste donc du temps pour un arrêt baignade avant d’arriver à la première base du séjour.
Arriver tôt à la base permet de poser les valises, de repérer le stationnement autorisé et de choisir un restaurant pour le soir. Cette habitude évite les parkings pleins et les ZTL découvertes à la dernière minute.
Jours 3 et 4 : Alberobello, Locorotondo et Ostuni
Alberobello est connue pour ses trulli, ces maisons de pierre sèche à toit conique. Le site est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1996. Les ruelles du quartier des trulli sont étroites et pavées, ce qui compte si l’on voyage avec de jeunes enfants : un itinéraire doux à Alberobello avec poussette aide à choisir les rues les plus praticables.

Locorotondo et Martina Franca, plus au sud, sont deux villages blancs aux balcons de fer forgé. Ils se visitent dans la même journée, avec une pause déjeuner sur place.
Le jour 4 est consacré à Ostuni, la « ville blanche » bâtie sur trois collines. Ses ruelles montent en spirale jusqu’à la cathédrale, d’où l’on voit l’Adriatique.
Les trois villes se ressemblent par leur chaux blanche, mais chacune a son ambiance : Alberobello est la plus touristique, Locorotondo la plus tranquille, Ostuni la plus animée le soir. Partir tôt le matin donne des ruelles presque vides et une lumière bien meilleure pour les photos.
Matera, en Basilicate, est hors de la région. Une demi-journée y est possible depuis la vallée d’Itria, mais elle remplace alors Martina Franca ou la baignade du jour 2.
Jours 5 à 7 : Lecce et le Salento
Lecce, surnommée la « Florence du Sud », est connue pour son baroque en pierre claire. Le centre historique se parcourt à pied : la basilique Santa Croce, la place du Dôme et les ruelles voisines tiennent dans une journée.
Lecce se prête aux flâneries : cours intérieures, boutiques d’artisans qui travaillent le papier mâché, cafés ouverts jusque tard. La pierre locale, tendre et claire, explique la finesse des sculptures des façades.
Le jour 6 descend vers Otrante, sur l’Adriatique, puis vers les plages du Salento. Les côtes adriatique et ionienne n’ont pas le même caractère : criques rocheuses d’un côté, sable et eau peu profonde de l’autre. Les plus belles plages des Pouilles se trouvent dans cette moitié sud.
Sur la côte ionienne, la mer est plus calme et plus chaude que sur l’Adriatique en début de saison. Les criques rocheuses de l’Adriatique conviennent mieux à ceux qui aiment nager dans une eau profonde et claire, avec chaussures d’eau pour les roches.

Le dernier jour est laissé libre pour une plage ou un marché, avant de rendre la voiture à Brindisi.
Où dormir dans les Pouilles pour rayonner
Dormir à deux endroits seulement limite les valises à refaire. Voici les bases qui fonctionnent le mieux pour cet itinéraire :
- La vallée d’Itria (Ostuni, Locorotondo ou Monopoli) pour les jours 1 à 4 : on y rayonne vers Bari, Alberobello et la côte.
- Le centre historique de Lecce pour les jours 5 à 7, à pied de tout, avec la mer à une courte route.
Réserver les deux hébergements en même temps garantit un tarif cohérent sur tout le séjour. En haute saison, les masserie et les petites adresses du centre de Lecce se remplissent plusieurs mois à l’avance.
Côté hébergement, trois formules dominent : la masseria (ferme fortifiée), le trullo loué en entier et la chambre dans un centre ancien. La masseria convient aux séjours avec voiture, le centre ancien à ceux qui veulent sortir le soir sans conduire.
Voiture, train ou circuit organisé
La voiture est le moyen le plus simple pour les villages et les plages. Les centres historiques sont presque tous en zone à trafic limité (ZTL) : entrer par erreur dans une ZTL vaut une amende envoyée ensuite au loueur, donc on se gare en périphérie.
Les panneaux de ZTL indiquent les horaires de contrôle, et les caméras photographient les plaques. Les parkings payants à l’entrée des villes coûtent peu et suppriment le risque. Les routes de campagne, bordées d’oliviers et de murets, sont étroites : une petite voiture se manœuvre plus facilement qu’un grand modèle.
Le train marche bien sur la côte adriatique, avec Trenitalia entre Bari, Monopoli et Lecce. La vallée d’Itria est reliée par la compagnie Ferrovie del Sud Est, plus lente et moins fréquente. Sans voiture, le séjour reste faisable mais demande de choisir moins d’étapes.
Un circuit organisé évite la logistique, au prix d’étapes imposées. Pour composer son propre parcours, tracer ses étapes sur une carte personnalisée aide à vérifier que les trajets restent raisonnables.
Quand partir et combien de jours prévoir
Les étés sont chauds et secs : à Lecce, les températures peuvent atteindre 40 °C. Mai, juin et septembre donnent des journées douces et des plages praticables, avec moins de monde qu’en août, le mois le plus saturé et le plus cher.
Sept jours suffisent pour l’axe Bari – Lecce. Pour ajouter le Gargano, il faut prévoir plus de temps et une base supplémentaire au nord.
Ce rythme s’accorde avec l’idée d’un voyage lent et choisi, où l’on s’arrête plutôt que de courir d’une étape à l’autre.
Le reste se règle sur place : une table au bord de l’eau à Monopoli, un dernier café sur la place du Dôme à Lecce. La voiture se rend à Brindisi la veille du vol, pour ne pas dépendre d’un horaire serré.

